Blast Club : avis, fonctionnement, risques et intérêt avant d’investir

En bref, voici les points les plus importants à retenir.

  • Le Blast Club est un club d’investissement privé qui permet d’investir dans les startups via un modèle de co-investissement, avec plus de liberté qu’un fonds classique, mais aussi plus d’implication.
  • L’article explique comment investir avec le Blast Club, en montrant que l’adhésion donne accès au club, mais ne correspond pas directement au montant réellement investi dans les projets.
  • Les lecteurs vont comprendre comment fonctionne le financement participatif sur la plateforme, notamment le rôle du SPV, la sélection des startups et le déroulé d’une levée de fonds.
  • L’article met en lumière les principaux risques : perte en capital, manque de liquidité, poids des frais et nécessité de bien lire les éléments liés à la confidentialité et la politique du site.
  • Enfin, il aide à savoir si le Blast Club est adapté à son profil, en présentant ses avantages, ses limites, et sa place possible dans une stratégie patrimoniale ou un investissement alternatif.

Pour aller plus loin et tout savoir sur cet article, je vous invites à lire l’article

Le Blast Club se présente comme un club d’investissement privé qui permet à ses membres d’investir dans les startups aux côtés d’Anthony Bourbon et de Samuel Guez. Dit comme ça, le concept coche beaucoup de cases qui attirent : accès à des deals normalement réservés à un petit cercle, promesse de démocratiser l’accès au capital-risque, sélection de dossiers par une équipe visible, et possibilité de participer à des levées de fonds à partir d’un ticket plus accessible que dans le private equity traditionnel.

Mais il faut immédiatement remettre une chose au centre : le Blast Club n’est pas un placement simple, ni une formule magique pour faire fructifier son argent. On parle ici d’investissement alternatif, de startups non cotées, de financement participatif en actions, donc d’un univers qui peut être rentable… mais aussi franchement brutal. Avant de regarder les promesses, il faut comprendre ce qu’on achète, comment on investit, quels sont les frais, et quel niveau de risque on est prêt à accepter.

Qu’est-ce que le Blast Club ?

Le Blast Club est un club privé qui donne accès à des opportunités d’investissement dans des startups. Sur le fond, son idée est simple : au lieu de laisser ces opérations uniquement à des business angels très fortunés, à des fonds spécialisés ou à des investisseurs déjà intégrés dans les bons réseaux, la plateforme permet à des particuliers de rejoindre un écosystème d’investissement structuré et de choisir les dossiers sur lesquels ils veulent se positionner.

Il faut bien comprendre ce point : le Blast Club n’est ni un livret, ni un ETF, ni un produit d’épargne piloté. C’est un modèle de co-investissement. Le club présente des startups, partage son analyse, structure les opérations, puis chaque membre décide s’il veut investir ou non.

C’est précisément ce qui fait la différence entre le Blast Club et un fonds traditionnel. Dans un fonds, tu verses ton argent et l’équipe de gestion prend ensuite les décisions d’allocation. Ici, tu gardes la main. Tu regardes les opportunités, tu lis la documentation, tu analyses le sujet, puis tu arbitres. C’est plus libre, mais cela demande aussi plus de lucidité.

En résumé, le Blast Club n’est pas juste une plateforme de financement. C’est un mélange entre :

  • un club d’investissement,
  • une plateforme crowdfunding,
  • un réseau de membres,
  • et une interface de mise en relation avec des startups.

C’est plus ambitieux qu’un simple outil d’investissement. Mais c’est aussi plus exigeant.

Qui sont les fondateurs du Blast Club ?

Le projet repose sur deux noms : Anthony Bourbon et Samuel Guez.

Anthony Bourbon est clairement la figure centrale du Blast Club. C’est sa notoriété, son image de fondateur ambitieux, sa présence sur LinkedIn, dans les médias, dans l’écosystème startup français qui donnent une grande partie de sa force au projet.

Samuel Guez, de son côté, est présenté comme cofondateur du club. Son nom revient moins dans la communication grand public, mais il fait partie du dispositif de fondation et de structuration du projet.

Il faut être honnête : avoir des fondateurs visibles, crédibles et connectés est un vrai avantage dans cet univers. Dans le private equity et le capital-risque, le réseau compte énormément. Il peut ouvrir des portes, faire remonter de meilleurs dossiers, améliorer les conditions de négociation ou permettre d’entrer dans des opérations plus sélectives.

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Mais il faut aussi garder une ligne de conduite très simple : un bon fondateur ne transforme pas automatiquement un produit risqué en bon placement. Beaucoup de gens lisent les commentaires Anthony Bourbon, regardent ses prises de parole, ses posts, ses retours d’expérience, et confondent parfois visibilité et qualité intrinsèque du véhicule d’investissement. C’est un biais classique.

La bonne grille de lecture, ce n’est pas :
“Anthony Bourbon est visible, donc c’est forcément solide.”

La bonne grille de lecture, c’est :
“Le réseau d’Anthony Bourbon peut être un avantage, mais chaque dossier doit être jugé pour lui-même.”

Et c’est là toute la différence entre un lecteur impressionné par la marque personnelle et un investisseur qui garde son esprit critique.

Comment investir avec le Blast Club ?

C’est probablement la question la plus importante, parce que beaucoup de gens comprennent mal la logique économique du club.

Pour rejoindre le Blast Club, il faut d’abord candidater. Les profils font l’objet d’une sélection, avec un échange avec l’équipe avant validation finale. L’objectif affiché est de limiter le nombre de nouveaux membres afin de préserver la qualité et l’exclusivité des deals proposés.

Ensuite, il faut choisir un niveau d’adhésion. Et c’est là qu’il y a souvent confusion.

L’adhésion n’est pas un investissement

Le prix payé pour entrer dans le club ne sert pas à financer directement une startup. Il rémunère l’accès au club, à son réseau, à ses formations, à ses événements et aux opérations proposées.

Autrement dit :

  • tu paies pour accéder au système,
  • puis tu paies à nouveau si tu veux investir dans un projet.

C’est un point clé. Parce que beaucoup de lecteurs s’arrêtent au fameux “à partir de 1 000 €” et croient qu’il s’agit du coût total d’entrée. En réalité, ce chiffre correspond davantage à un seuil d’accès à certaines opérations qu’à une vision complète du budget à prévoir.

Le vrai ticket moyen n’est pas seulement psychologique

Quand Blast explique qu’on peut investir “à partir de 1 000 €”, cela rend le sujet plus accessible sur le papier. Mais si tu veux construire une approche sérieuse, il faut penser au ticket moyen de façon plus globale.

La vraie question n’est pas :
“Est-ce que je peux mettre 1 000 € une fois ?”

La vraie question est plutôt :
“Est-ce que j’ai les moyens d’entrer dans plusieurs opérations, d’accepter une logique de diversification, et d’immobiliser cet argent pendant longtemps ?”

Parce qu’investir dans les startups avec une logique sérieuse suppose généralement :

  • plusieurs dossiers,
  • plusieurs années,
  • une approche disciplinée,
  • et la capacité d’accepter qu’une partie des projets ne performe jamais.

Comment fonctionne le financement participatif avec le Blast Club ?

Le Blast Club fonctionne comme une plateforme de financement participatif spécialisée dans l’investissement en actions de startups.

Concrètement, lorsqu’une nouvelle opportunité de levée de fonds est proposée :

  • les membres reçoivent les informations,
  • ils peuvent étudier le dossier,
  • déposer une intention d’investissement,
  • puis finaliser leur participation si leur allocation est retenue.

Le rôle du SPV

Chaque opération passe généralement par une société dédiée, souvent appelée SPV. Ce véhicule sert à regrouper les investisseurs avant d’entrer au capital de la startup. L’objectif est simple :

  • éviter d’avoir des dizaines ou des centaines de petits actionnaires directement dans la table de capitalisation,
  • centraliser les flux,
  • simplifier la gestion administrative,
  • et donner plus de cohérence à l’opération.

Pour l’investisseur, cela veut dire qu’il ne détient pas toujours directement des actions de la startup finale, mais des parts dans un véhicule qui, lui, investit dans l’entreprise cible.

Ce fonctionnement est classique dans le monde du financement participatif et du capital-investissement. Il ne faut pas le voir comme un problème en soi. Il faut juste le comprendre.

Une sélection existe, mais elle ne supprime pas le risque

Blast met en avant une méthodologie de sélection. L’équipe regarde notamment :

  • l’équipe fondatrice,
  • le projet,
  • le marché,
  • les éléments financiers,
  • et les conditions de l’opération.

C’est rassurant, parce que cela montre qu’il y a une méthode.

Mais il faut être clair : une bonne méthode de sélection ne garantit pas un bon résultat. Dans l’univers startup, un très bon dossier peut échouer. Une société peut avoir une équipe solide, un bon produit, une bonne traction, puis rater sa série suivante, manquer de cash, se faire dépasser par le marché ou ne jamais atteindre une sortie intéressante.

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C’est pour ça qu’un modèle de plateforme crowdfunding bien structuré ne doit jamais être lu comme un signal de sécurité.

Quels sont les avis sur le Blast Club ?

Quand on cherche Blast Club avis, on tombe généralement sur trois grands types de contenus :

  • des contenus très positifs, souvent centrés sur la promesse d’accès aux startups,
  • des contenus prudents qui reconnaissent l’intérêt du modèle mais insistent sur le risque,
  • et des retours beaucoup plus sceptiques qui se demandent si ce n’est pas une mauvaise idée pour des particuliers peu expérimentés.

Et franchement, les trois lectures se défendent.

Ce qu’on peut reconnaître au Blast Club

Si on reste factuel, le Blast Club a plusieurs points solides :

  • le positionnement est clair,
  • le modèle est documenté,
  • les frais sont affichés,
  • la plateforme explique sa logique,
  • et l’univers général est cohérent.

Donc non, on n’est pas face à un projet opaque monté à la va-vite.

Pourquoi certains avis restent très mitigés

Le problème, ce n’est pas tant la structure du Blast Club que la manière dont certains investisseurs le perçoivent.

Le récit “investir aux côtés d’Anthony Bourbon” est fort. Il donne envie. Il crée de la confiance. Il valorise la proximité avec un univers entrepreneurial ambitieux. Mais il peut aussi faire oublier que l’actif sous-jacent reste très risqué.

C’est là que les blast club avis deviennent intéressants : ils montrent souvent moins un débat sur la légalité du club qu’un débat sur son adéquation avec le profil de l’investisseur.

En d’autres termes, la vraie question n’est pas :
“Est-ce que Blast Club est crédible ?”

La vraie question est :
“Est-ce que Blast Club est crédible pour quelqu’un comme moi, avec mon niveau d’expérience, mon argent disponible, mon horizon de temps et ma tolérance au risque ?”

Notre lecture

Notre lecture est assez simple : le Blast Club n’est pas une absurdité. Ce n’est pas non plus une solution miracle. Ce n’est pas une mauvaise idée par nature, mais cela peut en devenir une si l’on y entre pour les mauvaises raisons :

  • suivre une image,
  • céder à la hype,
  • croire à un enrichissement rapide,
  • ou sous-estimer la difficulté du non coté.

Quels sont les risques d’investir dans le Blast Club ?

C’est le cœur du sujet. Et c’est aussi la partie qu’il faut lire avec le plus d’attention.

1. La perte en capital

Le premier risque est évident : la perte en capital.

Quand tu investis dans des startups, tu dois intégrer une réalité simple :

  • certaines échoueront,
  • certaines stagneront,
  • certaines lèveront dans de moins bonnes conditions,
  • et une minorité créera potentiellement une vraie valeur.

Donc oui, il s’agit d’un investissement extrêmement risqué.

2. Le manque de liquidité

Le deuxième risque, c’est la durée.

Il faut bien comprendre ce que cela veut dire :

  • ton argent peut rester bloqué longtemps,
  • la revente n’est pas garantie,
  • et la liquidité annoncée dépendra toujours de la présence d’un acheteur en face.

Autrement dit, ce n’est pas un produit que tu peux mobiliser facilement si tu changes d’avis ou si tu as besoin de cash.

3. Les frais

C’est probablement le point le plus sous-estimé.

Le modèle repose généralement sur :

  • une adhésion annuelle,
  • des frais de structuration,
  • des frais de fonctionnement,
  • et un partage de la plus-value.

Donc non, si l’on s’en tient à la documentation officielle, il ne s’agit pas de frais cachés sans engagement. Les frais sont affichés. En revanche, ils sont souvent mal intégrés mentalement par les investisseurs.

Et ça change tout.

Parce que lorsqu’on ajoute :

  • l’adhésion,
  • les frais de structuration,
  • les frais annuels,
  • et le partage de la plus-value,
    on obtient un modèle qui peut devenir coûteux si le rendement brut n’est pas vraiment au rendez-vous.

4. La couche réglementaire, juridique et documentaire

Enfin, il faut aussi lire les éléments de confidentialité et la politique du site, les conditions générales, et comprendre ce que signifie réellement l’encadrement réglementaire d’une telle plateforme.

Le cadre peut être légal, structuré et documenté. Le risque, lui, reste pleinement réel.

Quels sont les avantages du Blast Club ?

Il serait injuste de parler uniquement des limites. Le Blast Club a aussi de vrais avantages.

1. L’accès au capital-risque

Le premier, c’est l’accès au capital-risque.

Avant ce type de modèle, il fallait souvent :

  • un gros patrimoine,
  • un excellent réseau,
  • ou la capacité à placer des montants très élevés dans des opérations ou des fonds bien installés.

De ce point de vue, le club contribue vraiment à démocratiser l’accès à un univers jusque-là peu accessible.

2. La liberté de choisir

Le deuxième avantage, c’est la liberté.

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Contrairement à un fonds fermé, tu choisis les dossiers sur lesquels tu veux te positionner. Tu peux donc construire ta propre logique d’allocation, ton propre rythme, et refuser les projets qui ne te semblent pas pertinents.

Cette souplesse peut être très intéressante pour un investisseur qui veut rester acteur de ses décisions.

3. La communauté et les ressources

Le troisième avantage, c’est l’environnement.

Blast met en avant :

  • un forum privé,
  • des formations,
  • des événements réguliers,
  • un annuaire de membres,
  • et un espace pour rencontrer, apprendre et échanger.

Pour certains profils, cette couche “club” compte presque autant que l’investissement lui-même. Elle peut aider à progresser, à mieux comprendre les codes du marché, à partager des analyses, et à éviter de rester seul face à des décisions complexes.

4. Une vraie logique de stratégie patrimoniale

Enfin, dans une stratégie patrimoniale bien construite, le Blast Club peut avoir une place.

Pas comme solution principale.
Pas comme produit refuge.
Pas comme raccourci vers la richesse.

Mais comme poche d’investissement alternatif, à côté d’actifs plus simples, plus liquides et plus lisibles.

Et c’est là que le sujet devient intéressant : pas quand on le vend comme une révolution, mais quand on le remet à la bonne place dans une allocation globale.

Comment bien ouvrir un PEA-PME ?

Si tu t’intéresses au Blast Club dans une logique de stratégie patrimoniale, il peut aussi être utile de comprendre comment bien ouvrir un PEA PME. Ce type d’enveloppe permet d’investir dans des PME et certaines entreprises non cotées dans un cadre fiscal intéressant, à condition de respecter quelques bases simples. Le plus important, ce n’est pas seulement de choisir une banque ou un courtier. Il faut surtout vérifier que l’établissement accepte bien les titres non cotés si tu veux un jour investir dans ce type d’actifs, comparer les frais réels sur le long terme, et effectuer un premier versement rapidement pour prendre date fiscalement. La page de Blast rappelle aussi que le PEA-PME peut compléter un PEA classique, avec un plafond global de 225 000 euros, et qu’il peut devenir un vrai outil pour s’exposer aux PME dans un cadre plus optimisé.

En pratique, ouvrir un PEA-PME a surtout du sens si tu sais déjà pourquoi tu le fais. Si ton objectif est simplement de “tester” un nouveau support, tu risques de multiplier les enveloppes sans vraie logique. En revanche, si tu veux construire une exposition plus cohérente aux petites entreprises, au non coté ou au financement participatif, cela peut devenir une brique utile à côté d’autres placements plus liquides. Le bon réflexe reste donc simple : vérifier l’éligibilité des titres visés, choisir une structure adaptée à ton profil, et penser l’ouverture comme un outil de long terme, pas comme une case de plus à cocher.

Alors, pour quel profil d’investisseur ?

C’est la dernière question, et souvent la plus utile.

Le Blast Club peut être pertinent pour :

  • un investisseur déjà diversifié,
  • quelqu’un qui comprend le non coté,
  • une personne capable d’immobiliser son argent longtemps,
  • et un profil qui accepte qu’une partie des dossiers puisse mal finir.

En revanche, le modèle est beaucoup moins adapté si :

  • tu débutes totalement,
  • tu cherches un produit simple,
  • tu veux une sortie rapide,
  • ou tu supportes mal l’incertitude.

La bonne question n’est pas “est-ce que le Blast Club est top ?”.
La bonne question est :
“Est-ce que ce type d’exposition a du sens pour moi, aujourd’hui ?”

Parce qu’au fond, tout se joue là.

Notre verdict sur le Blast Club

Le Blast Club est une offre crédible, bien marketée, plutôt claire dans sa structure, et cohérente avec sa promesse. Il permet à ses membres d’investir dans les startups via une logique de financement participatif en actions, avec une sélection amont, des ressources, une communauté et un storytelling fort autour d’Anthony Bourbon et Samuel Guez.

Mais il ne faut pas se tromper de lecture.

Ce que Blast Club vend vraiment, ce n’est pas la sécurité.
Ce n’est pas non plus la simplicité.
Et ce n’est certainement pas une promesse de rendement.

Ce qu’il vend, c’est :

  • un accès,
  • un réseau,
  • une sélection,
  • une méthode,
  • et une porte d’entrée dans un univers historiquement fermé.

Pour certains profils, c’est une proposition intéressante.
Pour d’autres, c’est clairement trop risqué, trop long, trop complexe ou trop coûteux.

Donc, est-ce que le Blast Club est une bonne idée ?

Oui, si tu sais exactement pourquoi tu y vas.
Non, si tu y vas parce que le discours te plaît plus que le risque réel.